Un cylindre vertical en métal est recouvert de fausse fourrure et de capteurs de pression. De nombreuses images d’« icônes de mains pour outils numériques » sont projetées au sol depuis le plafond et tournent autour de ce cylindre. Le cylindre possède une porte, permettant au visiteur d’entrer à l’intérieur avec un casque audio.
Les autres visiteurs touchent ou enlacent le cylindre depuis l’extérieur. Les « icônes de mains » réagissent aux capteurs de pression, tournent autour du cylindre, puis se rassemblent finalement sur l’écran placé au sommet.
Lorsque les « icônes de mains » approchent du centre, le visiteur situé à l’intérieur entend un son d’explosion accompagné de vibrations transmises par le casque.
Malgré l’expérience physique dans l’espace réel, cette étreinte indirecte constitue une « métaphore spatiale » de la communication médiatisée.
Le public contrôle les « icônes de mains » et offre une étreinte virtuelle en utilisant tout son corps. Paradoxalement, cette action fait renaître la sensation corporelle que l’on perd souvent lorsqu’on communique avec quelqu’un à distance via la technologie médiatique.
L’image finale générée par cette œuvre renvoie au désir, à l’illusion et à l’appétit de communication qui surgissent dans l’esprit du spectateur.
Cette installation interactive a été inspirée par A Descent into the Maelström d’Edgar Allan Poe, une nouvelle relatant l’histoire d’un homme et d’un tourbillon.
L’analyste des médias Marshall McLuhan a utilisé ce récit comme métaphore de la manière dont nous pouvons survivre au grand tourbillon d’informations médiatiques.